Qui sommes-nous ?

La micro-entreprise d’éditions musicales Wellenschaum a été créée en 2019 à la suite du grand succès remporté par les partitions librement téléchargées sur notre site de musique-poésie-voyages océaniques.

En effet, durant 4 années, plus de 30 000 partitions de musique instrumentale, de poèmes mis en musique ou de chansons ont été téléchargées par des musiciens du monde entier. Il paraissait donc intéressant de réviser les partitions, d’en ajouter d’autres, inédites, et de les proposer pour un prix modique sous une forme plus soignée.

De plus, la possibilité est offerte de télécharger l’enregistrement musical sous la forme d’un fichier MP3. Ceux que les partitions et les fichiers MP3 n’intéressent pas peuvent commander l’un des CD disponibles sur le site.

Patrice GEFFROY, auteur compositeur : éléments biographiques

Je suis né en Normandie il y a pas mal d’années et je vis aujourd’hui en Alsace, entre Colmar et Strasbourg.

La musique m’a toujours attiré. Il y avait un piano à la maison et j’ai commencé à étudier le piano vers l’âge de 6 ou 7 ans. Mon départ pour l’Internat d’un lycée rouennais a interrompu les leçons et, en dépit de quelques cours tardifs, j’ai été, pour l’essentiel, un autodidacte du clavier.

Rapidement, je me suis mis à composer. Faute de bases de solfège bien arrimées, je couchais sur le papier à peu près n’importe quoi n’importe comment : je me souviens encore de mes tous débuts avec un scherzo à 4 temps (sans trio !), lointaine imitation du scherzo en si b m de Frédéric Chopin, bien sombre et agencé comme un thème et variations.

À l’époque où commençaient à déferler sur les ondes radiophoniques le twist et la « culture » yéyé, j’étais subjugué par la musique classique, espace de méditation et de rêve. Dès que j’avais trois sous, je courais chez notre libraire disquaire acheter un grand microsillon 33 tours ̶ un concerto, une symphonie, des sonates ̶ dans une collection bon marché (9,90 FF à l’époque), tandis que les autres se précipitaient sur le dernier 45 tours de Johnny ou de Sheila. La nuit, j’empilais sur mon électrophone une dizaine de disques et j’écoutais des heures durant ces flots de musique.

Ensuite, l’Université, le professorat et diverses fonctions au sein de l’Éducation nationale et, en parallèle, la fondation d’une famille.

Je n’avais plus guère de temps à consacrer à la musique, mais, de temps à autre, j’improvisais des fantaisies, des mélodies, des pièces musicales au format limité, et restais un fidèle de Chopin, de Mozart, de Schubert ou de Brahms, tant par l’intérêt que par l’inspiration. Évidemment, le rock‘n roll s’est imposé et mes timides essais de faire enregistrer mes compositions, trop sages et parfaitement décalées, n’avaient aucune chance d’aboutir.

En 1984, j’ai tout de même fait réaliser l’enregistrement de morceaux de musique de chambre, mais la cassette n’a pas enthousiasmé les maisons de production. Il est vrai qu’entre le classique contemporain, la chanson de variété et le rock il y avait peu d’espace. Curieusement, 35 ans après, ces pièces musicales sans prétention sont parmi les plus demandées et elles remportent un franc succès.

Un peu plus tard, une rencontre avec une femme qui écoutait Barbara et Joan Baez m’a incité à explorer d’autres horizons : la chanson. J’avais certes déjà fait quelques timides tentatives, mais rien de concluant. L’amour a dû certainement me donner les ressources nécessaires et m’aider à aller vers l'écriture, un autre style d'exercice. J’ai toujours eu des facilités à écrire, mais l’écriture poétique et la chanson en particulier, c’est tout de même une autre musique…

De cette période est née une trentaine de chansons, dont 12 furent enregistrées en studio par ma femme, avec qui je donnais de petits spectacles dans l’Est de la France. Je l’avais incitée à chanter comme elle m’avait poussé à fabriquer des chansons. Elle n’avait pas, selon les critères actuels, une grande voix, mais c’était une interprète prodigieuse, davantage faite pour la scène que pour le disque.

En 1990, précisément le 15 août 1990, Yves Montand ̶ à qui j’avais envoyé une maquette de quelques titres (je connaissais sa maison de campagne normande pour être passé devant de nombreuses fois) ̶ m’appela. Il aimait mes chansons et il avait envie de remonter sur scène. En fait, sous l’emprise de l’émotion, je n’ai pas vraiment compris ce qu’il voulait et, comme il était très pudique, il n’a rien demandé, et je n’ai rien proposé. Si j’avais saisi cet instant, de toute façon rien n’aurait été fait, puisqu’en définitive il renonça à son projet et mourut l’année suivante.

Le CD sortit en 1994. Nous nous étions mis en frais, le triptyque de la jaquette était magnifique et les solos acoustiques, interprétés par des musiciens de l’O.P.S. (Orchestre philharmonique de Strasbourg), vraiment réussis ; les enregistrements, en revanche, ont parfois souffert de problèmes techniques à répétition au studio. Mais bon, nous avions quelque chose à remettre à nos admirateurs. En fait, une succession d’événements familiaux et professionnels imprévus nous obligea à refermer la parenthèse chansons. Chorus, le magazine des amoureux de la chanson, se fit l'écho de notre CD dans un numéro spécial dédié à Serge Gainsbourg. Critique sympa, sans plus.

Pendant les années qui suivirent, la famille, le boulot, la maison, les vacances, parfois la maladie remplirent de nouveau mon quotidien, mais la musique n’était plus très présente. Et puis, il y eut Notre-Dame de Paris et la très belle musique de Richard Cocciante. Je sentais que je pouvais faire quelque chose de ce genre et, pourtant, de différent.

D’abord trouver un livret ou l’écrire. Mon tropisme vers le roman du XIXème siècle limita ma recherche. Cinq-Mars ? Mauprat ? Quatre-vingt-treize ? Je pensais aussi à l’immense œuvre de Balzac, dont j’avais lu avec passion les romans lorsque je devais avoir 25 ans. J’avais souvenir de l’intrigue des Chouans ; mais la matière était imposante. Pourtant, j'y trouvai ce que je recherchais : un couple à la Roméo et Juliette, une intrigue bien pensée quoique parfois brouillonne, des personnages dignes de vivre sur une scène. Il fallut élaguer, remodeler, sans casser la dynamique du récit.

Quand je pus, quelques années plus tard, inopinément partir en retraite, je repris l’écriture du drame musical « Les Chouans », laissé longtemps de côté par manque de temps. Ensuite, ce furent les arrangements, la réalisation d’un clip par les étudiants du B.T.S. audio-visuel de Montbéliard et l’enregistrement d’extraits chantés, la préparation d’un cahier de présentation, quelques envois ciblés et puis le site Internet, l’ensemble grâce à la précieuse collaboration de mon fils Frédéric, à l’aise autant avec l’image qu’avec le son ou encore le web. Aude, la chanteuse, tomba enceinte l'année de la réalisation des enregistrements programmés longtemps à l'avance ; son ventre rond fit perdre au clip de son authenticité et de son impact.

Sept ans plus tard, je fis appel une nouvelle fois à elle pour enregistrer des poèmes de Baudelaire, de Victor Hugo, de Louise Labé, de Mallarmé, de Rimbaud, de Verlaine…, que j'avais mis en musique. Sa voix chaude et son style, qui avaient fait merveille dans le titre phare des Chouans « Reste endormi au creux de la nuit », convenaient tout à fait bien à ce nouvel exercice.

Ce mariage entre poésie et musique n'avait rien de novateur. J'admirais Brassens, Ferrat, Ferré, etc., qui avaient chanté les textes de nos poètes. Je donnai à Baudelaire, le prince des poètes, une place prépondérante, car il me semblait que la chanson l'avait moins courtisé, sans doute parce que la noirceur de ses sujets et son langage symbolique avaient pu déconcerter.

Ces dernières années, retour à mes premières amours : la musique instrumentale, en particulier le piano. Cette fois, je suis allé plus loin, y compris dans un genre comme le jazz que j’avais peu abordé. Cette fois, je dépassais largement mes performances pianistiques qui avaient toujours bridé mon inspiration et des pianistes ami(e)s se sont chargé(e)s de les jouer et de les enregistrer. La rhapsodie couleur jazz et les impromptus sont donc très éloignés des premières œuvrettes que j’écrivais lorsque j’avais 12 ans et elles tirent un meilleur parti de ce merveilleux instrument qu’est le piano...

Ce qui ne signifie pas que les mélodies de jeunesse ou les petits morceaux d’apprentissage destinés aux débutants et adaptés pour l’alto, le basson, la clarinette, le hautbois, le violon… ne sont pas appréciés, bien au contraire. Czardas, Melancholia, Joyeuse fête, Jumping jack, Marche de l’Ours et Souvenir lointain sont devenus des « tubes », si l’on se réfère au nombre de partitions téléchargées sur le site mentionné au début de cet article.